Commune de Nadaillac
Nadaillac, située aux confins du Périgord Noir entre les Causses du Quercy et du Pays Corrézien, est une petite commune rurale de 2800 hectares et 340 habitants.
La paroisse de Nadaillac est signalée dès 1099 dans le cartulaire d’Uzerche.C’est au XVIIIème siècle qu’on précise Nadaillac-le-Sec : aucun cours d’eau ne la traverse et on n’y compte qu’une seule fontaine, la fontaine de la Belle.
L'église a été dotée à l’époque classique d’un intéressant mobilier. Le retable en bois doré et polychromé s’organise autour d’un tabernacle saillant entouré d’une guirlande sculptée de fleurs et de feuillage entre deux enroulements portant des anges adorateurs agenouillés ; au dessus un thabor soutient un dais sommé d’une croix. Des statues du XVIIème siècle, elles aussi en bois doré et polychromé encadrent l’autel (Saint-Pierre et Saint-Denys-de Paris) ou ornent les chapelles (Saint-Clair et une Vierge à l’Enfant du XVIIIème siècle). Des croix d’autel ou de procession et un grand lustre complètent ce mobilier. Enfin on peut remarquer trois bénitiers dont l’un est inclus dans le mur à droite de l’autel, un autre daté de 1738 est formé d’une vasque importante reposant sur un pied sculpté, le troisième quant à lui est de facture plus rudimentaire. On pourrait ajouter ici l’histoire du crucifix (Janséniste) en ivoire.
Le bourg aggloméré a conservé au hasard de ses ruelles pavées de nombreux vestiges du passé. On peut encore observer sur le linteau de la porte d’une demeure de la rue Noire, ainsi nommée en souvenir du Prince Noir (fils d’Edouard III vainqueur de Jean le Bon à Poitiers en 1356) qui y aurait séjourné, les armes de Richard Cœur de Lion. Une ancienne maison noble du XVIème siècle présente une curieuse tourelle d’escalier octogonal, coiffée de lauzes, en forme de cloche écrasée sommée d’un champignon de pierres, et un élégant pigeonnier carré au dessus d’un portail en plein cintre. Et combien de fenestrages à meneaux gothiques ou Renaissance, de lucarnes des XVIIème et XVIIIème siècles, sans parler d’un pignon orné de baies géminées ou des lourds toits de lauzes supportés par d’imposantes charpentes de chêne…
Les hameaux s’étendant sur les collines environnantes encerclant le bourg sont non seulement riches en petit patrimoine (croix, piles de portail ou pigeonniers….) ou anciennes maisons nobles, voire petit château mais ils montrent aussi de cossues bâtisses de pierre (maisons d’habitation ou granges) qui, construites au début du XXème siècle, témoignent de la prospérité apportée par le commerce des truffes. N’oublions enfin ni le moulin à vent dont la construction remonte vraisemblablement au XVIIème siècle, selon la conception des moulins quercynois, ni la fontaine de la Belle, seule source sur le territoire de la commune.
Nadaillac ne vit pas seulement dans les souvenirs d’un passé qu’elle a su certes préserver ou restaurer avec un souci constant d’authenticité : elle offre aussi à ses habitants et aux touristes qui savent s’y arrêter tous les services d’une commune résolument moderne où il fait bon vivre.
